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Son histoire

Fondée en 2004, D.A.D.R Cie porte le projet d’interroger les fondamentaux de la danse pour mieux confronter l’art chorégraphique à son actualité, et à celle du monde qu’il exprime.

David Drouard fait ainsi de cette recherche une démarche artistique, appuyée sur le mélange des genres, des expériences et la pratique du multimédia.

À ce travail, le chorégraphe associe la formation des danseurs, qu’il dérange dans leurs habitudes et investit de leur musicalité et en valorisant le vivre ensemble et la réflexion collective sur la danse et ses pratiques.

Chaque projet s’élabore avec la volonté d’offrir une perspective particulière, d’incarner un point de vue tant sur la danse comme discipline, que sur le monde contemporain.

Ainsi il intervient au Conservatoire Nationale Supérieur de Musique et de Danse Paris comme pédagogue et chorégraphe pour la transmission d’extraits de projet, intervient aussi au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon comme Professeur mais aussi chorégraphe en créant « Ogives » pour le jeune ballet et auprès des Ballets d’Angelin Preljocaj au Centre Chorégraphique d’Aix en Provence comme intervenant pour des masters classes ainsi que plusieurs autres structures où il enseigne sa méthode du mouvement selon deux modalités essentielles : l’hybridation et la musicalité.

Sa danse est envisagée comme “art plastique” à part entière. Plus qu’un art exclusivement vivant ou visuel, corps-objet, corps prolongé,corps accessoirisé.

Gravity

FESTIVAL D’AVIGNON / JUILLET 2008

Conçue pour un quatuor de danseurs, la pièce joue des symétries et des différences pour traiter la tension attraction-répulsion au coeur de la relation interpersonnelle. Les quatre interprètes fusionnent d’abord, puis s’échangent, se croisent et se heurtent, en sorte que la géométrie initiale éclate et que l’ambiance s’alourdisse. La gravité qui se découvre fait alors signe vers la profondeur et l’ambiguïté d’un lien fragile, constamment mis en danger. Gravity est en somme un travail sur la bascule et les situations retournées : du chant au combat, de l’échange à la manipulation, de l’union à la violence, du clair à l’obscur.

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La follia

LAVAL, DÉCEMBRE 2009

En reprenant ce thème musical du XVe siècle, David Drouard s’inscrit dans la tradition européenne des 150 compositeurs qui l’ont abordé depuis, tout en l’arrachant aux codes du folklore rural portugais dont il est extrait. La version contemporaine qu’il en propose déconstruit l’écriture de cette danse populaire pour n’en conserver que la force de rassemblement, l’énergie syncrétique du temps des fêtes et des célébrations. Comme souvent dans ses créations, le chorégraphe s’est entouré de musiciens et de compositeurs d’horizons très différents pour tirer profit d’un esprit de collaboration, palpable au cœur même de la représentation.

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Perpetuum

FESTIVAL DES ARTS SACRÉS / OCTOBRE 2009

David Drouard veut essentiellement se saisir du mouvement perpétuel du mouvement de la vie. Cette création réunit en tout six oeuvres au fil d’un parcours musical éclectique : de Pérotin à Palestrina, Allegri en passant par les très contemporains Thierry Escaich et Scelsi. Avec Marie-Agnès Gillot, étoile de l’opéra de Paris et Rachid Safir et son ensemble vocal Les jeunes solistes, David Drouard rencontre l’alchimie. L’abandon de soi ! Se livrer au temps, aux silences. Sous la puissance des ogives défiant tout le poids du toit du ciel.

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Pétrole

FESTIVAL D’AVIGNON / JUILLET 2012

Du nom d’une oeuvre posthume de Pasolini, Pétrolemet en abîme le corps-signe, et fait sienne la définition du poète : « ce qui toujours parle en silence est le corps ». Sémiologie de l’organicité cachée, la pièce insiste sur l’expressivité de la chair, qu’elle traduise la pensée d’un langage immatériel ou l’indicible vie des affects. En mettant en scène un duo, qui lie le contemporain au hip-hop, David Drouard ancre son propos dans une réflexion sur le couple, et met en résonnance les accords qui unissent et les tensions qui opposent. Le clair-obscur met ainsi en jeu ces liens intimes et violents qui font la relation à l’autre. La trame narrative dessine le parcours d’une différence apparemment irréductible, mais contournée par le désir de se constituer ensemble comme signes. À l’image d’un fluide dense qui résiste à son propre écoulement, Pétrole fournit l’image
d’une liquidité des corps, contrariée par ce qu’ils cherchent à signifier.

L’Anneau de Salomon

BIARRITZ, FESTIVAL TEMPS D’AIMER / SEPTEMBRE 2011

Huit danseurs rejouent un Sacre de toutes les saisons, sur la musique de Jean-Louis Florentz, offrant leur corps sculptural, animal et aérien à la gloire de la Nature et de ses forces élémentaires. La danse est ici fluide en ses mouvements de groupe, volcanique en ses velléités individuelles et vibrantes en sa technicité. Pas le temps ici de tomber dans la performance, la démonstration ou le superflu : hip-hop, contemporain, classique ou africain se répondent en une synesthésie sensuelle, tribale, urbaine et maîtrisée. Le soliste Georges Momboye trône au-dessus de cette hydre à huit têtes…

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