LA CHAIR
DE L’OBJET

"La Chair de l'objet" tire sa singularité dans son processus de création et sa destination : les jeunes, de 12 à 17 ans.

À PROPOS DE LA CHAIR DE L’OBJET

Dans La chair de l’objet le chorégraphe, David Drouard s’intéresse à l’expression des corps durant la phase de l’adolescence. Il propose ainsi une vision chorégraphique en deux dimensions : un duo et un trio.

En cette période, pour nous inédite, où hommes et femmes portent des masques qui ferment davantage le visage et accentuent le carcan identitaire, ce projet naît du désir d’émanciper la danse d’une identité figée, pour en dégager le vécu, l’énergie, le mouvement et la densité intérieurs.

Comme souvent dans les pièces de David Drouard, cette création, qui donne à voir deux formes distinctes d’interprétation, tire sa singularité de son processus d’écriture même, de son parcours de construction. Une écriture qui est intrinsèquement liée au dialogue que le chorégraphe tisse sur la durée, avec des collégiens et lycéens autour de la question de l’identité.

À la suite du premier confinement cette création apparaît comme la nécessité de témoigner autrement. Par le mouvement du corps, vu comme une invitation à la réflexion et au débat, en posant des questions identitaires, liées à la peur de l’avenir : quand je suis isolé (masqué), que devient mon corps ? Comment le « qui suis-je » se maintient-il et comment se reconnaît-il quand son aspect extérieur, son apparence, sont modifiés voire niés ?

À partir d’un jeu entre identité et altérité, et repartant de la très célèbre affirmation d’Arthur Rimbaud dans sa lettre à Paul Demeny, « Je est un autre », le chorégraphe tend à donner un sens à l’expressivité vivace du corps en mouvement de danseurs et danseuses sous l’apparence masquée ou transformée.

La chair de l’objet donne forme à la période de l’adolescence dans la vérité de son rapport au réel, révélant ainsi que, malgré ces moments perturbés, cet âge, avec ses doutes et ses questionnements, reste celui des « commencements » et des promesses.

Un duo questionnant le corps « sécurisé »

La pièce s’ouvre sur un duo porté par Evguenia Chetchelkova et David Drouard : une dialogue qui pousse à son paroxysme l’idée du corps « sécurisé » en mettant en mouvement deux corps parés d’un masque total (ou masque du corps), à savoir un « zentaï ». 

Ces deux silhouettes dépourvues de visages, d’expressions, de couleurs de peau, d’âges, d’origines ethniques, feront l’exploration de ce que subsiste alors en organicité, en vivant, en singularité et en relations sociales.

Un trio sur l’exploration et la construction de soi

Le trio est porté par Maëlle Omnès, David Walther et Germain Zambi, interprètes issus des cultures urbaines. Il comprend une dimension plus fictionnelle :  le spectateur voit évoluer un même personnage, composé de facettes multiples dans le contexte d’un paysage non terrien, extraterrestre. Le lien avec la notion de territoire aura une dimension importante, avec un aspect science-fiction. L’idée de conquête de l’ailleurs fera écho à la découverte d’autres pans de sa propre personnalité.

À l’adolescence, l’individu se cherche et expérimente différentes manières d’être. C’est ce processus de construction, caractérisé par le multiple qu’explore le chorégraphe.  

Télécharger le dossier de presse / Découvrir le teaser

Distribution 

Chorégraphe : David Drouard

Interprètes : Evguenia Chetchelkova, David Drouard (duo), Maëlle Omnès, David Walther, Germain Zambi (Trio)

Assistante : Sara Tan

Création lumière : Jeronimo Roe

Costumes : Cédric Tirado

Compositeur : Alexandre Dei Castaing 

Conditions de tournée
  • Pièce conçue à la fois pour la boîte noire et pour jouer dans les collèges et lycées (intér./extér.)
  • 8 personnes en tournée

Production DADR Cie 

Coproductions et accueils en résidence : Théâtre Onyx de St-Herblain – Scène conventionnée d’intérêt national, Théâtre de Laval – Centre national de la marionnette, LUX – Scène Nationale de Valence, UMA – Studio DADR Cie à Laval.

Le projet est soutenu par la DRAC Pays de la Loire.